Aude et Amandine en Guyane
Nous partons vivre à Apatou, au bord du Maroni. Changement de vie total !

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Guadeloupe

J’avais tout organisé depuis des semaines. Appartement, voiture, billets d’avion, tout était réservé dans le plus grand secret… Thibaud savait qu’on partait, mais où ?
 
Les premiers indices ont filtré lors de la préparation des bagages. Puis nous sommes partis vers Cayenne. On nous a déposés à l’aéroport. Et c’est à l’enregistrement que Thibaud a découvert notre destination : Pointe-à-Pitre.
 
Deux sauts de puce en avion et on y est déjà !
 
10 jours en Guadeloupe, une île aux multiples facettes où l'on ne s'ennuie jamais !… petit résumé en images :
 
 
Côté plages sublimes :
 
  
 
 
Plongée à la réserve Cousteau :
 
  
 
 
 
Côté culturel : visite de la distillerie Damoiseau (suivie de la dégustation),
 
  
 
 
et de Pointe-à-Pitre.
 
 
  
 
 
 
 
Côté paysages : l'Irlande ? la Bretagne ?
 
 
  
 
 
 
 
Côté sportif : ascension de la Soufrière dans le blizzard,
 
  
  Au sommet : 1467 mètres d'altitude, pluie, vent et vapeurs volcaniques... trop super !
 
 
 
rando en forêt,
 
 
 
et canyoning.
 
Remarquez ce style !
 
 
 
Et une petite escapade à la Désirade :
 
  
  
 
 
  
  Clément le pélican et Yann l'iguane.
 
 
C'est sûr, ça nous a changé de la Guyane (on voit ses pieds quand on se baigne!) ; mais personnellement, j'ai trouvé certaines zones trop urbanisées et saturées au niveau touristique. On est plus tranquilles en Guyane !
 
10 jours ce n'était pas suffisant pour faire tout ce qu'on aurait voulu. Alors on reviendra !
 
 
 
 
 
 
 
Aude

 



Publié à 13:38, le 6/05/2012,
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Le marathon de Kourou, 2ème !

Pour cette 2ème participation, l'équipe des Apatouristes s'est durement entraînée pendant des mois, aspirant à améliorer la performance déjà honorable de l'an dernier : 3h40.

 

Pour l'occasion, les parents Brablé ont fait le déplacement. Papa court le marathon en individuel, et maman accompagne à vélo avec moi.

 

6h du matin : alors que les Apatouristes prennent le petit-déjeuner, papa prend le départ du marathon. Pour les équipes, c'est à 7h.

 

 

Forts de leur expérience sur cette épreuve, nos Apatouristes avalent les kilomètres et se relaient efficacement.

 

 

Ils franchissent tous ensemble la ligne d'arrivée en 3h36. Record battu !

 

Quant à papa, il a parcouru ses 42 km en 4h08. Bravo !!

 

 

 

Tout ce petit monde s'est ensuite rapatrié sur Apatou et les parents ont enfin pu se remettre du décalage horaire pendant une semaine.

 

Au programme :


balades en vélo, à pied, en pirogue (conduite par Florian!)

 

 

 

 


 

 

rencontre avec les animaux de la maison,

 

 

 


dégustation de spécialités locales comme le caïman,

 



 

décollage d'une fusée et observation des premières pontes de tortues de la saison !

 



Un bien court séjour mais dépaysant tout de même pour papa et maman. Et comme on dit, jamais 2 sans 3 ! A quand la prochaine visite en Guyane ??

 

Aude





Publié à 13:01, le 20/04/2012,
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7 ème funky party in APATOU !

strass et paillettes obligatoires !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 The dance floor

 

 

 

 

The funky's bar  

 

 

 

 

 

funky team ...

 

 

 FUNKY MOBILE ! avec moquette sur le volant bien sûr ...

 

 coin coin funky

 

Vivement la 8ème édition ! 



Publié à 02:59, le 26/03/2012,
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En descendant le Maroni

 

Après 2 jours de pateaugeage sous la pluie sur le sentier Molokoï en compagnie de Mitch, Amandine, Jess, Flo et Paul,
 
 
 
 
 
Thibaud et moi nous sommes envolés pour Maripa-soula, où la pluie nous a suivis.
 
L’objectif était simple : s’incruster sur une pirogue pour descendre le fleuve jusqu’à Apatou et même si possible jusqu’en bas de chez nous, à Maïman.
 
 
 
 
Fin prêts au degrad de Maripa-soula à 6h45 le matin suivant, un premier problème se posa : de pirogue il n’y en avait aucune, pas la moindre prévue pour descendre ce jour-là (lendemain de fin de carnaval, et donc gueule de bois et grasse mat’ pour tout le monde !) ; après plusieurs heures d’attente, nous finîmes par monter avec un type qui, à défaut d’aller plus loin, se rendait à Papaïchton ( à moins d’une heure de Maripa-soula).
 
 
Hélas ! Au bout de 20 minutes, la panne ! Un problème avec la ficelle du moteur… Nous avons donc dérivé une bonne demi-heure (heureusement, pas de dangers particuliers dans ce secteur) avant qu’un amérindien sympa s’arrête pour nous remorquer jusqu’à un chinois paumé un peu plus loin sur une rive, au milieu de rien (ou plutôt, au milieu des arbres). Nous comprîmes en voyant un quad arriver de nulle part qu’il était relié par une piste à un site d’orpaillage et servait à ravitailler les chercheurs d’or du coin.
 
 
Quelques bricolages plus tard, nous repartîmes enfin et atteignîmes Papaïchton, la capitale du pays boni. Le piroguier nous assure qu’une pirogue est supposée partir à midi pour Grand-Santi. Super, ça nous laisse le temps de faire le tour et de manger un bout avant de repartir !
 
 
 
 
 
A 15 heures, nous étions toujours là, et pas une pirogue à l’horizon.
Ça commençait à faire beaucoup d’attente pour cette seule journée. Dans quel plan galère nous étions-nous embarqués ???
 
Puis arriva une grande pirogue de laquelle descendit un blanc en marcel avec un tas de matos, et qui nous dit : «  Moi je vais à Apatou, ça ne me dérange pas que vous veniez, mais je dois m’arrêter à plusieurs endroits pour travailler ». Nous : « OK, ça tombe bien c’est là qu’on veut aller. Sinon, c’est quoi ton boulot ? » Lui : « Je répare les antennes Internet sur tout le fleuve, la semaine prochaine ça devrait marcher ».
 
Quelle aubaine ! Non seulement nous allions faire halte dans tous les sites pourvus d’une école (pour le côté tourisme), mais en plus nous allions bientôt avoir une connexion internet chez nous aussi !!!
Quelques pourparlers avec le piroguier pour se mettre d’accord sur le tarif, et l’affaire est réglée. Nous trouvons un carbet rudimentaire pour passer la nuit à Papaïchton, et le lendemain matin, 7h, c’est parti !
 
 
 
 
Et c’est ainsi que nous avons découvert au gré de nos escales :
 
 
 
 
Loka
 
 
 

 

 
 
Monfina
 
 
Les salles de classe ouvertes... quand ils poussent une gueulante, tout le village en profite !
 
 
 
Grand-Santi (où nous avons passé une nuit)
 
 
La croisette
 
 
 
 
Et le clou du voyage, le plus mignon mais aussi le plus isolé car il n’y a vraiment RIEN d’autre que l’école et les logements des enseignants : Apagui.
 
 
 
 
Nous y avons aussi passé une nuit, dans une ambiance très étrange car le site était désert en raison des vacances.
 
 
Installation du bivouac dans la cantine scolaire...
 
C’est un endroit vraiment charmant, avec une colline du haut de laquelle le panorama est sublime :
 

 

… mais les enseignants qui y vivent sont vraiment seuls au monde ! Le médecin français le plus proche est à des heures de pirogue (certes, il y a bien un centre de santé un peu plus loin, sur la rive surinamienne…). Un chinois sur une île voisine peut dépanner de quelques boîtes de conserve, mais on imagine que les produits frais et les légumes doivent se faire rares…
 
 
 
 
Le lendemain, c’est sous un soleil radieux que nous avons atteint Apatou après cette bien belle descente du Maroni.
 
 
 
 
On voit parfois passer des embarcations étonnantes... ici, une bétonnière à cheval sur 2 pirogues !
 
 
 
Objectif initial atteint puisque la pirogue nous a déposé en bas de chez nous !
 
 
Nous avons trouvé certains passages impressionants (quand le piroguier te dit de mettre un gilet de sauvetage parce qu'on arrive dans un saut (=un rapide), ça ne rassure qu'à moitié). Et pourtant, nous sommes en saison des pluies (donc pas de problèmes de passages sans eau ou de rochers dans tous les sens). Qu'est-ce que ça doit être en saison sèche !
 
Les piroguiers sont de vrais pros et connaissent le fleuve comme leur poche. Parfois ils font de grands détours car ils savent qu'à tel endroit, il y a un rocher ou un courant à éviter, alors que nous, on voit que dalle !
 
Et concernant internet à la maison... il y a du mieux, c'est-à-dire qu'il nous arrive de capter le réseau, mais celui-ci ne fonctionne pas toujours, et pas tous les jours !! Enfin, c'est mieux que rien...
 
 
Aude


Publié à 11:38, le 3/03/2012,
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A la rencontre des familles du fleuve

Nous avons dans ce blog assez peu évoqué notre métier, nos élèves et de façon plus générale les conditions de vie de nombreux habitants du Maroni.
 
Une sortie en pirogue à la rencontre des parents d’élèves est un bon prétexte à un petit article pour vous donner un aperçu de ce que vous n’auriez jamais cru être la France !
 
 
Sachez tout d’abord que la commune d’Apatou comprend le bourg en lui-même (où nous habitons) mais également de nombreux « campous » situés le long du fleuve, en amont et en aval d’Apatou et parfois très éloignés (plusieurs heures de pirogue). Un campou est un tout petit groupe d’habitations, en général 4 ou 5, installées en bord de fleuve et portant parfois le nom de son fondateur (Anapaï Campou, Forster Campou, Coffi Campou, etc.), celui qui s’est fait suer à défricher la forêt pour installer la première cabane et un abattis (une parcelle de cultures sur brûlis).
 
Totalement isolés, les campous sont par conséquent accessibles exclusivement en pirogue et ne sont équipés ni d’eau courante, ni d’électricité (sauf pour les chanceux équipés d’un groupe électrogène).
Un grand nombre de nos élèves vient de ces campous dépendant de la commune d’Apatou, et font le trajet chaque jour pour venir nous écouter avec plus ou moins de motivation.
 
 
Mais comme vous pouvez l’imaginez, leurs parents ne se bousculent pas pour venir nous rencontrer lors des réunions parents-profs ! Déjà à cause du trajet, mais aussi parce que la plupart d’entre eux ne parlent pas français, mais également parce qu’ils n’accordent pas tous beaucoup d’intérêt à la scolarité de leurs enfants. Bref, les raisons sont multiples et sans doute très valables ; mais le lien entre l’école et les parents est essentiel pour la réussite des enfants, c’est pourquoi nous sommes partis, un vendredi après-midi, à la rencontre de ces familles qu’on ne voit jamais.
 
 
Nous étions une vingtaine de volontaires, représentant les 2 écoles élémentaires, la maternelle et le collège d’Apatou.
 
 
1er arrêt au bout d’une heure de pirogue dans un campou. Personne ne s’attend à notre passage, c’est un peu l’émoi, surtout auprès des enfants qui reconnaissent certains d’entre nous et sont  super intimidés de nous voir débarquer !
 
Nous arrivons ensuite à Bois Martin, composé de quelques cabanes sur pilotis, sous lesquelles nous installons nos hamacs pour la nuit. Le « capitaine » nous accueille, il a été convenu avec lui que nous tiendrons une réunion demain matin avec tous les parents des environs.
 
 
 
 
 
De nombreux élèves de nos écoles sont recensés comme habitant à Bois Martin. En réalité, ils vivent tous sur la rive opposée, à Langatabiki, une île surinamaise sur laquelle il y a un village assez important. Mais comme c’est le Surinam, ils prétendent habiter côté français pour pouvoir aller à l’école française. Malin hein !
 
 
Nous nous rendons donc à Langatabiki, puisque c’est là que se trouvent la plupart des élèves, et sommes reçus très cérémonieusement par le Gran Man (chef coutumier supérieur) et ses adjoints (capitaines et autres).
 
S’ensuit un long moment de palabres entre ces hautes autorités et Denis, qui nous accompagne, afin de leur exposer le but de notre visite. Ils nous demandent alors de faire la réunion du lendemain à Langatabiki plutôt qu’à Bois Martin (pour éviter au Gran Man de se déplacer).
 
Dans les "rues" de Langatabiki..
 
 
 
Nous regagnons Bois Martin à la nuit tombante. On allume le feu, on ouvre les bouteilles, chacun sort ses victuailles. La nuit se passe, et au petit matin, des parents arrivent déjà ! Nous, on est encore au petit-dèj…
 
 
 
 
Vers 10h, tout le monde se retrouve à Langatabiki, sur la terrasse du Gran Man où aura lieu la réunion. De nombreux parents sont présents et évoquent les difficultés quotidiennes liées à l’éloignement d’Apatou : les enfants se lèvent à 5h du matin pour prendre la pirogue scolaire, les parents doivent les rassembler à Bois Martin par leurs propres moyens car la pirogue ne s’arrête pas à Langatabiki (car c’est la rive surinamienne) ; les problèmes soulevés par les parents tournent principalement autour du transport et au final, leur principale revendication est la construction d’une école à Bois Martin ! C’est sûr, pour les enfants ce serait vraiment plus simple… Une question m’a alors démangé, mais flairant l’indélicatesse j’ai préféré ne pas la poser en public : pourquoi les enfants vivant à Langatabiki ne vont-ils pas tout simplement à l’école de Langatabiki ??????
 
 
 
 
Plus tard, j’en discute en aparté avec Denis qui m’apprend que le fait de scolariser un enfant côté français permet à ses parents d’obtenir une carte de séjour, de prétendre aux allocations et, lorsque l’enfant aura 16 ans, de lui faire faire des papiers français…
 
 
Vu comme ça, on comprend l’intérêt des parents à demander une école à Bois-Martin… Vivre au Surinam en bénéficiant des aides françaises… Le beurre et l’argent du beurre ! Cette population aspire évidemment à un meilleur niveau de vie, rendu possible par le système français. Mais en attendant, ce sont les enfants qui trinquent et qui subissent plusieurs heures quotidiennes de pirogue pour se rendre à l’école. En découlent des problèmes de fatigue, de difficultés scolaires, d’absentéisme… Des conditions bien rudes pour ces petits écoliers du fleuve !
 
 
  Arrivée des pirogues scolaires à Apatou
 
 
Aude


Publié à 20:57, le 1/02/2012,
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